La plaque que vous apercevez depuis la route commémore un des moments clés des Guerres de Vendée au château de l’Ouvrinière. Comme son voisin, à quelques kilomètres à vol d’oiseau, le château de la Baronnière, il fait partie de l’histoire locale de ce conflit.
En octobre 1793 le château est tout d’abord brûlé par les troupes républicaines tout comme une bonne partie du territoire à cette période, placé sous les ordres d’un comité révolutionnaire dirigeant les terribles « Colonnes infernales », chargées de détruire la Vendée militaire.
Mais en mai 1795, alors que les Vendéens perdent, depuis déjà un an, du terrain face aux républicains, le château de l’Ouvrinière est choisi comme lieu de signature du traité de Saint-Florent. Le 2 mai, on prend donc une table Renaissance, qui a miraculeusement survécu à l’incendie de 1793 et qui est encore conservée aujourd’hui, afin d’y signer le traité de paix qui met fin à la première Guerre de Vendée, entre le major général de l’armée catholique d’Anjou, Stofflet et 5 conventionnels. Ce sont les mêmes représentants du peuple que lors du traité de la Jaunaye signé par le général Charrette en février 1795, à Saint-Sébastien-sur-Loire. Les conditions sont également identiques, à savoir la liberté de culte, des indemnisations, une garde territoriale vendéenne de 2 000 hommes, à la différence que la monnaie papier émise par Stofflet sera remboursée à hauteur de 2 millions.
Aujourd’hui privé, on peut tout de même observer aux alentours du château, une pierre visible et accessible depuis la route, qui marque le lieu de signature du traité ainsi que cette fameuse plaque en bronze du Souvenir Vendéen.
Le long de la route, près de l'Ouvrinière, une plaque commémorative, en souvenir de la signature d'un traité entre révolutionnaires et vendéens, durant les Guerres de Vendée, est apposée.







