Histoire marquante des Mauges, les Guerres de Vendée ont profondément changé les paysages et l’architecture de la région. La Révolution n’épargne pas l’Anjou et la Vendée puisque les insurgés se soulèvent contre l’armée révolutionnaire. Les paysans se battent presque sans arme et livrent de nombreuses batailles comme la Virée de Galerne ou la Bataille de Torfou. La défaite ne se fait pas attendre avec les Colonnes Infernales de Turreau.

Les Mauges avant la Révolution

La population des Mauges est en majorité agricole. Une autre activité se démarque avec le tissage. Ces habitants sont attachés à des valeurs traditionnelles, liées à la religion catholique et à la monarchie. Pour la plupart pauvres, ils payent de lourds impôts et leur grain est réquisitionné. Dans le même temps, le textile connaît une grave crise qui plonge de nombreux tisserands dans la misère.

La situation s’aggrave en 1788 avec un hiver rude. Dans les cahiers de doléances, où l’on exprime d’ordinaire son attachement au roi et l’envie de quelques réformes, la population locale demande la suppression de la gabelle et une répartition plus équitable de l’impôt.

Pourquoi un soulèvement des Vendéens ?

Avec les Etats Généraux, l’espoir d’une vie meilleure renaît avec l’abolition des privilèges. Mais les impôts augmentent et l’Eglise est dépouillée de ses biens. Les habitants très catholiques considèrent la Constitution Civile du Clergé comme une agression.

Les prêtres ont pour obligation d’y prêter serment. Les réfractaires s’exilent ou se cachent, et célèbrent des messes clandestines dans les fermes. Les curés constitutionnels, nommés par l’Etat sont refusés par les paroissiens.

La mort du roi Louis XVI renforcera dans l’esprit vendéen le lien entre liberté de pratiquer leur religion et la monarchie.

Tous ces événements cumulés entraînent un sentiment de colère qui mènera jusqu’à la révolte.

Une guerre faite de nombreuses batailles

Le 12 mars 1792, les conscrits du district de Saint Florent son convoqués pour combattre sous le couvert de la Convention. Tous refusent de tirer au sort pour combattre loin de la Vendée militaire. Les jours suivants, les paroisses se réunissent pour partir combattre contre la République. Les habitants vont chercher D’Elbée, Cathelineau ou encore Bonchamps.

Au printemps 1783, l’armée républicaine avance dans un territoire inconnu par des chemins médiocres et dans un bocage à découvert pour leurs ennemis. Mal entraînés et désorganisés, les Républicains perdront de nombreuses batailles. De cette avancée imprudente, les Vendéens en profitent pour récupérer les canons et les armes de l’armée républicaine. Leur tactique est fondée sur la surprise et le grand nombre de combattants qui attaquent l’ennemi. Leur succès dure jusqu’en septembre 1793.

Le 17 octobre 1793 marque un tournant pour les vendéens avec la défaite de la bataille de Cholet. La Virée de Galerne débute ! Les insurgés se précipitent vers la Loire à Saint Florent le Vieil. Hommes, femmes et enfants fuient les Mauges par crainte des violences des soldats républicains. Le but de rejoindre Granville afin de recevoir les renforts de la part des émigrés d’Angleterre, qui ne viendront pas. Cet épisode prend fin le 23 décembre 1793 avec la bataille de Savenay.

Les dates marquantes de 1793 :

  • 12 mars : émeutes à Saint Florent le Vieil
  • 13 mars : Jallais et Chemillé au combat
  • 22 avril : le combat se poursuit à Beaupréau
  • 14 juillet : mort de Cathelineau
  • 1 septembre : bataille de Torfou et défaite de Kléber
  • 17 octobre : défaite de Cholet et début de la Virée de Galerne
  • 18 octobre : mort de Bonchamps

Le Pardon de Bonchamps, quésako ?

Bonchamps est mortellement blessé lors de la bataille de Cholet le 17 octobre 1793. Il est transporté à Saint Florent le Vieil, où il ordonne la grâce et la libération de 5000 prisonniers. Parmi les prisonniers, se trouve le père de l’artiste de David d’Angers. Il érige la célèbre statue du « Pardon de Bonchamps », visible dans l’abbatiale de Saint Florent le Vieil.

Mais les rescapés n’en ont pas fini avec les républicains, le général Turreau et son armée entrent en action. La Convention envoie 12 colonnes incendiaires qui mettent à feu et à sang les villages. De janvier à avril 1794, ils vont massacrer des milliers d’hommes et de femmes, et incendier toute la région.

Un retour à la paix long et fastidieux

Pour ramener l’ordre et la paix, les républicains envoient le Général Hoche restaurer le dialogue avec la population. La paix revient peu à peu dans les campagnes et se termine début 1796 avec l’arrestation de Charette et Stofflet.

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